Articles of this page


Mercredi 7

Mercredi 7

Added 10/12/2011


 


Mercredi matin il pleuvait fort et je ne suis pas resté très longtemps devant ta pierre. Nous étions le 7 d'un mois de décembre et il y a deux ans, tu t'en allais pour toujours. Trois-cent soixante cinq jours, une rotation. A quoi rime une date? Chaque instant, chaque seconde d e ma vie sans toi serais-je moins malheureux de ton absence qu'au moment où on la commémore? Cela s'est passé il y a deux ans dans une chambre de l'hôpital des enfants de Nancy, mais je n'ose me souvenir. Aller encore sur le blog affronter ces images, relire le récit de ton départ, revivre nos douleurs. Pourquoi? Pourquoi s'infliger cela? Pourquoi du pire faudrait-il que je fixe les détails alors qu'il m'est encore doux le souvenir de nos bonheurs? C'était une chambre d'hôpital avec assises sur un fauteuil toutes tes jolies princesses pastelles, et sur le lit auprès de toi, Maman et Virginie. Et puis moi. Relire le reste et le redire? Il me suffit bien de le savoir. A chacun sa douleur, à chacun sa mémoire; de toute manière seule ta présence serait idéale. Mais tu n'es plus là. Rien n'est pareil. Nous qui vivons rions encore de rien, de tout, et chaque rire finit en dedans à t'imaginer en rire avec nous. Bien entendu que rien n'est pareil. Mais les poncifs sur le temps qui passe, gomme, transforme et efface? Eh bien disons que du fait de l'oubli, l'Homme est une bien misérable machine mais que grâce à lui... l'on vit.


Lisa ma chérie, tu es dans la belle écriture de Noah, dans sa sensibilité et dans sa douceur nouvelles, descendues de je ne sais où après ton départ; tu es dans le joli bleu des yeux de tes adorables petites soeurs, Clara et Lou, et dans leurs gentils sourires; tu es dans chacun de nos pas et ancrée dans nos coeurs, toujours et partout...


Papa


Je tiens à remercier du fond du coeur tous ceux qui nous témoignent encore leur amitié. Grâce à vos lettres, grâce à vos mails, nous savons que d'autres que nous se souviennent. La courte et terrible destinée de Lisa, ses nombreuses qualités, sa vie de petite fille, son admirable courage pendant la maladie; tout cela laisse encore une trace chez les vivants. En moi son papa, le souvenir chante comme une merveilleuse mais lancinante et bien trop triste mélodie.


En mai, avant que Clara ne naisse, j'avais écrit une petite nouvelle en pensant à Lisa. Si ça vous intéresse...

http://le-chemin.eklablog.com



 

 

 

 

 

Tags :
Category : Journal de bord | Comments (4) | Write a comment |

| Contact author |